Approche psychothérapeutique de la souffrance psychique : quelques éléments de compréhension

Psychothérapies, thérapies de soutien

Psychologue, psychanalyste, psychothérapeute, psychiatre, praticien.ne en psychothérapie

TCC, thérapies brèves, psychanalyse, approche intégrative, thérapie par l’hypnose

DE QUOI PARLE-T-ON ?

Psychiatre, psychologue, psychanalyste, psychothérapeute, praticien.ne en psychothérapie, c’est quoi la différence ?

Psychiatre, psychologue, psychothérapeute, psychanalyste, praticien.ne en psychothérapie, hypnothérapeute, que font-ils ? Comment s’y retrouver ?

Commençons par leur formation : 

  • Un psychiatre est un professionnel de santé, un médecin spécialisé dans les troubles psychiatriques. Les psychiatres consultent en hôpital ou en libéral. En libéral, tout ou partie de ses consultations est pris en charge par l’assurance maladie. Médecin, il est habilité à prescrire des médicaments (anti-dépresseurs, anxyolitiques par exemple). 
  • Un.e psychologue est un professionnel qui a étudié la psychologie pendant 5 années à l’Université. Elle/il est titulaire d’une licence et d’un master de psychologie. Pour exercer en libéral, il doit être titulaire d’un numéro ADELI (délivré par l’Agence Régionale de Santé de son département d’exercice). Tout ou partie des consultations peuvent être pris en charge par votre mutuelle (renseignez-vous !). 
  • Le titre de psychothérapeute est réservé aux psychiatres, psychologues ou encore aux médecins généralistes qui ont suivi une formation en psychopathologie. 

Parmi les titres professionnels, seuls ces trois titres sont règlementés : psychiatre, psychologue et psychothérapeute. Le titre sanctionne une formation encadrée par l’état. Ce titre ne dit rien en revanche sur l’orientation de la/ du praticien.ne. Certains psychiatres / psychologues / psychothérapeutes sont plutôt d’appartenance analytique (certains même ont également le titre de psychanalystes), d’autres ont été formés aux thérapies brèves (aux thérapies comportementales, cognitives et émotionnelles par exemple). Je reviens sur cette distinction un peu plus loin. 

En France, les titres de psychanalyste, particien.ne en psychothérapie, psychopraticien.ne ou encore hypnothérapeute ne sont pas règlementés. Autrement dit, n’importe qui peut mettre sa plaque avec ces titres. Certain.es ont suivi des formations (et certain.es en ont même suivi de longues et de nombreuses !), d’autres aucune (ou des formations très courtes et très mal faites !). Renseignez-vous bien sur la/les formation.s des professionnels que vous consultez ! 

Les différentes approches en psychothérapie

Je ne rentrerai pas ici dans les détails et je ne vais pas réécrire ici vite fait mal fait ce que d’autres expliquent bien mieux que moi… Pour expliquer de manière concise (et je serai donc forcément imprécise). Il existe plusieurs façons de modéliser le psychisme humain et donc, plusieurs façons différentes de traiter les problèmes et la souffrance psychique d’un individu. 

Il y a d’abord la psychanalyse dont les représentants les plus connus sont Freud, Lacan, Jung, Klein, Dolto… Ou encore le Dr Dayan, bien connu des adeptes de la série En thérapie ! Chez un psychanalyste on peut y faire une thérapie de soutien, une psychothérapie ou encore une psychanalyse (également appelée cure). Un professionnel se disant psychanalyste est censé avoir fait sa propre analyse (appelée analyse didactique) et avoir suivi une formation dans une école (comme celle de la cause freudienne par exemple). 

Les TCCE (thérapies comportementales, cognitives et émotionnelles), visent également à prendre en charge la souffrance psychique. Elles s’appuient sur une démarche scientifique et sur une méthodologie directement issue de la méthode expérimentale appliquée au cas particulier d’une personne. Maintenant, largement connues tant du grand public que des professions de la santé, elles sont préconisées dans le traitement de troubles psychologiques variés. Plus que les techniques qu’elles emploient, elles ont l’avantage de proposer une modélisation du fonctionnement humain basée sur les théories de l’apprentissage. Ainsi, le postulat de base des TCC considère un comportement inadapté [par exemple une phobie] comme la résultante d’apprentissages liés à des expériences antérieures survenues dans des situations similaires, puis maintenus par les contingences de l’environnement. La thérapie visera donc, par un nouvel apprentissage, à remplacer le comportement inadapté par un comportement plus adapté correspondant à ce que souhaite le patient. Le thérapeute définit avec le patient les buts à atteindre et favorise ce nouvel apprentissage en construisant une stratégie thérapeutique adaptée. 

Les thérapies comportementales et cognitives se distinguent ainsi des autres thérapies par certaines caractéristiques :

  • l’accent mis sur les causes actuelles du comportement problème ;
  •  le changement durable du comportement est évalué, et considéré comme un critère majeur de réussite de la thérapie ;
  • les procédures de traitement sont décrites objectivement et sont donc reproductibles par d’autres thérapeutes pour des patients ayant des difficultés similaires. 

(passage extrait du site de l’AFTCC www.aftcc.fr

Si je résume, il y a d’un côté une démarche thérapeutique plutôt orientée vers la recherche des causes de la souffrance (approche psychanalytique), de l’autre, une démarche de recherche des solutions au(x) problème(s) actuel(s) (TCC). Cela est bien entendu une aide à la compréhension… dans les faits, la psychologue TCC ne fait pas l’impasse du passé du patient tout comme le psychanalyste travaille avec son patient sur sa souffrance actuelle ! 

Les approches théoriques sont nombreuses. Certains professionnels s’inscrivent dans une seule et unique approche, d’autres, comme moi, pensent que chaque approche propose des façons de voir et des outils intéressants. On parle alors d’approche intégrative. 

La psychothérapie intégrative est donc la combinaison de plusieurs approches. Elle se caractérise par l’intégration d’apports provenant de courants théoriques divers et par l’utilisation d’une ou plusieurs pratiques. Après identification de la demande du patient, le thérapeute met en place avec lui une thérapie singulière, adaptée spécialement à la problématique individuelle du patient. 

 


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